h o r i z o n / h o r i z o n t e s

08 mars 2007

Viajar! — mas de outras maneiras: transportar o sim desses horizontes!…
Voyager ! — mais d'autres façons : transporter le oui de ces horizons ! …

João Guimarães Rosa, Grande Sertão: Veredas

O tempo desmancha nuvens, imateriais, e a linha do horizonte perde-se, golpeada pela luz.
Le temps défait les nuages, immatériels, et la ligne d'horizon se perd, frappée par la lumière.

Martine Kunz, Zé Melancia


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15 mars 2007

a proposta/la proposition…

horizon, horizontes;

um belo horizonte;
horizontes longínquos, onde a vista se perde,
horizonte de onde viemos, horizonte para o qual tendemos.

Horizonte cujo desenho o olhar percorre distraidamente.

Linha de horizonte ao alcance da vista,
sempre presente e no entanto inatingível,
sempre fugindo, apesar de imutável para os olhos.

Linha ininterrupta circundante, numa escala maior,
da qual podemos imaginar apenas o limite na escala humana,
vendo a partir do centro, somente o arco cuja curvatura escapa à nossa perspectiva.

Linha de demarcação ilusória — do visível e do não-visível, do aquém ao além,
mas também do dia e da noite, da terra e do céu, do hoje ao amanhã —
o horizonte como eixo horizontal das ambivalências.

Linha de uma travessia que não nos vemos jamais ultrapassar:
da vista escrutadora ao pensamento prospectivo,
da realidade do que se vê, à utopia do que se deseja.

Ali se abismam os pontos de fuga e se renovam as perspectivas,
ali se abismam e se renovam as idéias.

Horizonte definido pela clareza ou horizonte vago
sobre o qual flutuam muitas veleiades;
horizonte incerto dos céus incertos, horizonte nítido das luzes fortes.

Linha sobre a qual se escreve infinitamente outros destinos,
horizontes onde se fomenta outros desígnios.


A escrita faz ali uma pausa, torna-se imagem, medita,
depois continua o seu curso galopante, cheia de aparentes certezas…


horizon, horizontes ;

un bel horizon ;
horizons distants, où la vue se perd,
horizon d'où l'on vient, horizon vers lequel on tend.

Horizon dont le regard parcourt distraitement le dessin.

Ligne d'horizon à portée de vue,
toujours présente et que l'on atteint pourtant pas,
toujours fuyante bien qu'immuable à nos yeux.

Ligne ininterrompue circulaire, à grande échelle,
dont on n'imagine à peine la limite à notre échelle humaine,
ne voyant à partir du centre que l'arc dont la courbure échappe à notre perspective.

Ligne de démarcation illusoire — du visible et du non-visible, de l'en-deçà à l'au-delà,
mais aussi du jour et de la nuit, de la terre et du ciel, d'aujourd'hui à demain —
l'horizon comme axe horizontal des ambivalences.

Ligne d'une traversée que l'on ne se voit jamais accomplir :
de la vue scrutatrice à la pensée prospectrice,
de la réalité de ce que l'on voit, à l'utopie de ce que l'on désire.

S'y abîment les points de fuite et s'y renouvellent les perspectives,
s'y abîment et s'y renouvellent les idées.

Horizon défini par la clarté ou horizon vague
sur lequel flottent bien des velléités ;
horizon incertain des ciels incertains, horizon net des lumières fortes.

Ligne sur laquelle s'écrit sans fin d'autres destins,
horizons où l'on nourrit d'autres desseins.


L'écriture y fait une pause, elle devient image, médite,
puis reprend son cours galopant, pleine d'apparentes certitudes…



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01 mai 2007

utopianaglyphique

Posté par Philippe E à 12:00 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 mai 2007

à A. L.

(en fait le 27 mars 2007 :) Si ça t'amuses d'écrire sur l'horizon ou de tomber sur des fragments de texte sur le sujet…

Posté par Philippe E à 03:51 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 mai 2007

A. L. :

« je pense aussi toujours à Whitehead et à Pirates des Caraïbes et aux films de Cocteau… je ne sais pas si cette piste te parle ou non…
mais on ne sait… »

Posté par Philippe E à 03:05 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]


11 mai 2007

A. L. :

« comme je doute d'atteindre un quelconque horizon, je t'envoie les plus vagues traces de piste vers quelque chose plutôt que rien…

Lorsqu'on veut représenter l'horizon au théâtre, on utilise un dispositif composé des plusieurs éléments :
- D'abord un cyclorama, qui peut être en tissu ou en matière plastique, peint ou blanc (depuis quelques années, on les trouve aussi gris et même noirs) et mesure plus ou moins la même taille que le fond de scène. On fixe cette "toile" sur des tubes en arc de cercle (originellement en demi-cercle), d'où le terme de cyclo, en haut et en bas, et on la tend sur les côtés à l'aide de tendeurs qu'on accroche à deux "fils de registre", câbles d'acier fixés au sol et dans les cintres, de part  et d'autre du cyclo.
- Pour éclairer ce cyclorama, on utilise idéalement des "horiziodes", projecteurs de très grande ouverture, qui font penser à des bouches de requins grandes ouvertes. On les appelle aussi des cycloïdes ou des iodines.
- On utilise, quand c'est possible, une toile blanche derrière le cyclo sur lequel on dirige le faisceau des horiziodes et qui sert d'écran de réflexion.
- Ainsi qu'un tulle qu'on installe devant le cyclo afin de pouvoir le faire plus ou moins disparaître lorsqu'on veut le faire oublier.

Le cyclo est de plus en plus utilisé comme écran de projection pour les vidéos et autres images qui viennent "augmenter" les pièces de théâtre… »

Posté par Philippe E à 04:17 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 mai 2007

A. L. :

« je te livre les pensées en vrac, telles quelles, pour faire honneur à la revue du Seuil, qui est l'horizon de la maison*…

- regardant ce matin dans mon dictionnaire étymologique Robert (J. Picoche), je vois qu'horizon vient du grec Horos : borne, d'où horizein : limiter
- horizôn kuklos : cercle qui borne (la vue)
- lié aussi à Aphorisme de aphorizein : séparer par une limite…
- vu dans le texte sur l'expo "Home"* qui a lieu à la Villa Bernasconi en ce moment : "autour d'horizons différents, de réalités  quotidiennes particulières…"
- je pense à l'expression : être borné (et aussi mort-né), et aux liens antinomiques entre l'utopie et l'horizon : du sans espace à l'espace clos- la cage circulaire… comme un lion en cage… ça tourne rond ou pas ?
- me vient l'image de la rue de la Roquette, bornée vers le haut par les portes du Père Lachaise, qui s'entrouvrent au coucher du soleil pour servir la soupe populaire au peuple parisien, qui a encore fin plus de deux siècles après la révolution…
- j'entends Marc nous raconter la joie de ce conquérant mulsulman qui avait domestiqué l'univers jusqu'à l'horizon, étant allé le plus loin possible dans l'océan sur son cheval… Ibn Al …, non ? ça te rappelle quelque chose ?
- Notre vie bornée par la mort : c'est de cet horizon-là forcément qu'on peut parler, mais ce qui nous attire, c'est le lointain, l'au-delà tout simplement… et ça nous attire mécaniquement, magnétiquement, non ?… et on n'en peut dire que ce qu'on veut…
- "Comment vivre sans inconnu devant soi ?" René Char
- l'ouverture de la Mort D'Orion de Manset propose une formule intéressante, cf. mp3 joint…
- Aphrodite abolit l'origine horizontale : vertige vertical de la beauté écumante… voir "Bulles" de Peter Sloterdijk que je lis en ce moment, passionnément…

je connais un peu Tallis,  mais je ne crois connaître cette pièce-là, mais c'est un peu toujours pareil je crois, très belles voix éthérées, non ?
j'aime beaucoup aussi la pièce de La Monte Young en version pour trompettes, il l'a fait aussi pour orgue seul je crois…
pour L'amateur de plein air, le plus proche est encore celui que j'ai fait hurler 100 heures d'affilé sur la campagne genevoise, non ?
je lui forwarde quelques échanges pour qu'il s'y misce…
dont celui-ci pour faire écho à son mail reçu ce jour…

à pourquoi pas suivre en cheminant … AleTheïa! »

Posté par Philippe E à 04:40 PM - Commentaires [1] - Permalien [#]

11 juin 2007

« … l'univers baroque est irréductible, rebelle à la définition et à la délimitation.
S'il existe bien une peinture, une philosophie, une politique, une architecture,
une sculpture, une musique, une littérature, une religion que l'on est en droit de dire baroques,
l'esprit ou l'idéal baroque transcende, quant à lui, la parole et le discours qui l'inscrivent
dans la réalité du temps, le langage artistique qui le figure dans la réalité de l'espace.
La quête du baroque devient alors une forme de poursuite, de course,
une quête dont l'objet fuit sans cesse devant celui qui le désire, tel l'
horizon,
et dont la possible conquête serait paradoxalement
une négation même de la séduction baroque.
»

Anne-Laure Angoulvent, L'esprit baroque

Posté par Philippe E à 11:02 AM - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 août 2007

a galeria Genesco Murta do Palácio das Artes, dia 20 de agosto, antes da montagem (acompanham óculos coloridos, verde e vermelho, vermelho a direita)…
la galerie Genesco Murta du Palais des Arts, lundi 20 août, avant le montage de l'expo (à voir idéalement avec des lunettes colorées, vert et rouge, rouge à droite)…

a_galeria

Posté par Philippe E à 11:50 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 août 2007

a exposição começou/l'exposition a commencé

a exposição começou; vernissagem simpático — 241 visitantes na abertura das 2 exposições individuais na grande galeria Genesco Murta do Palácio das Artes) e além do fato de os convites impressos chegaram com atraso, do que parece…
l'exposition a commencé ; vernissage sympathique — 241 visiteurs à l'ouverture des 2 expositions individuelles dans la grande galerie Genesco Murta du Palais des Arts) et malgré le fait que les invitations imprimées ne soient pas arrivées à temps, à ce qu'il paraît…

CONVITE_WEB_Philippe_Enrico              CONVITE_WEB_Adriano_Gomide

Posté par Philippe E à 11:17 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]