« comme je doute d'atteindre un quelconque horizon, je t'envoie les plus vagues traces de piste vers quelque chose plutôt que rien…

Lorsqu'on veut représenter l'horizon au théâtre, on utilise un dispositif composé des plusieurs éléments :
- D'abord un cyclorama, qui peut être en tissu ou en matière plastique, peint ou blanc (depuis quelques années, on les trouve aussi gris et même noirs) et mesure plus ou moins la même taille que le fond de scène. On fixe cette "toile" sur des tubes en arc de cercle (originellement en demi-cercle), d'où le terme de cyclo, en haut et en bas, et on la tend sur les côtés à l'aide de tendeurs qu'on accroche à deux "fils de registre", câbles d'acier fixés au sol et dans les cintres, de part  et d'autre du cyclo.
- Pour éclairer ce cyclorama, on utilise idéalement des "horiziodes", projecteurs de très grande ouverture, qui font penser à des bouches de requins grandes ouvertes. On les appelle aussi des cycloïdes ou des iodines.
- On utilise, quand c'est possible, une toile blanche derrière le cyclo sur lequel on dirige le faisceau des horiziodes et qui sert d'écran de réflexion.
- Ainsi qu'un tulle qu'on installe devant le cyclo afin de pouvoir le faire plus ou moins disparaître lorsqu'on veut le faire oublier.

Le cyclo est de plus en plus utilisé comme écran de projection pour les vidéos et autres images qui viennent "augmenter" les pièces de théâtre… »